L’alcool en « Techn- I Color(i) »

Quand on traîne sur Paris, on finit par établir ses pénates dans certains lieux qu'on se prend à apprécier particulièrement.

Dans le cas d'un bar ce sera parfois parce que la musique y est bonne, le barman sympa, les consos pas chères et/ou les filles faciles...
A chacun ses critères, à chacun son QG.Finalement après avoir introduit la "bière du vendredi soir" il me semblait couler de source de continuer le récit de mes pérégrinations avec les lieux qui me sont familiers, et il y'en a (pour ceux qui n'auraient pas compris, ce blog ne s'appelle pas Chroniques d'un vagabond urbain pour rien!).

Aussi commencerai-je par le lieu où vous me trouverez souvent ces derniers temps. Il se trouve pas très loin de république et Oberkampf, juste à côté du métro Parmentier ( il faut savoir que je me repère dans Paris grâce à ses stations de métro). Beaucoup d'Italiens expatriés le connaissent déjà mais ils ne lisent pas ce blog de toute façon, donc on s’en fout.

Ce bar sympathique s'appelle "les Couleurs" (I Colori en italien, maintenant vous comprenez le titre de l'article et son jeu de mots pourri).

Alors pourquoi, pour reprendre la grille de critères cités précédemment, en ai-je fait un de mes lieux de pèlerinage?

La première fois que j'ai mis les pieds aux Couleurs, c'était pour fêter un double anniversaire. Celui d'un ami... et le mien.
Chez nous, il est de bon gout de payer les consos à celui qui prend une année supplémentaire. Autant dire que j'ai eu la chance d'être copieusement servi. Principalement en caïpirinhas, qu'ils font de manière fort agréable là bas. Le "hic" c'est qu'elles sont balèzes!  Au bout de trois on a le sourire (un peu trop) facile. Au bout de cinq, on parle trop fort. Au bout du compte... Ben on perd le compte en fait! Inutile de préciser que j'ai passé ma nuit dans un parking face à la gare terminus de ma ligne de train, qu'il faisait froid et que j'ai essayé de dormir debout contre un pylône essayant de comprendre à quel moment tout avait dérapé et que, bien heureusement, je n'ai pas travaillé le lendemain. Mais j'ai passé une excellente soirée... Et suis devenu un habitué.

Je tiens à rajouter que le staff est vraiment cool. On aurait presque l'impression parfois d'avoir droit à des clients (très pro) qui auraient pris le contrôle du bar. C'est la "familia" comme dirait Davide, barman des Couleurs.

Mais bon si le staff était les seules personnes sympas ça deviendrait vite gonflant donc j'en place une pour la clientèle régulière qui squatte les lieux. L'ambiance est généralement détendue et il n'est pas rare d'échanger un ou deux mots par ci par là avec tout le monde. Ca ne dégénère pas non plus en soirée échangiste mais c'est toujours agréable de passer sa soirée en mode détente générale!

C'est comme ça que je me suis retrouvé la semaine dernière en train de débattre avec deux inconnus devant la porte des toilettes sur le hip-hop français et Booba ( nous étions aussi amochés que l'on peut l'être un jeudi soir tout en se comportant encore de manière civilisée et en se tenant droit).

Pendant que j'y pense, ai-je précisé que j'ai déjà mangé là bas... Et que j'ai vraiment pris mon pied? Si ce n'est pas le cas je m'en excuse ( tout ceux qui n'ont pas de vie sexuelle connaissent l'importance d'une bonne bouffe,c'est bien l'un des seuls domaines où ils peuvent se rattraper).

Pour finir, parce que mine de rien ici c'est pas le guide du routard, je dirai que les lieux sont assez simples mais on s'y sent très vite à l'aise, petite déco discrète mais sympa (l'horloge accrochée au dessus du bar par exemple) et une playlist qui assez souvent déboîte! Le genre qui vous fait hocher la tête de contentement sans que ça vire en soirée House pour autant.

C'est in fine, un bar que je recommande même si je préférerais ne pas le voir envahi tout d'un coup.

Je pense enchaîner dans un prochain article sur un magasin où on n'achète rien ou presque, sur d'autres bars et restos, et même des sapes pourquoi pas. Mais je suis dans le métro pour l'instant et y'a une vieille... enfin une femme d'une âge respectable qui sent le sapin, qui me regarde méchamment pour me prendre ma place.

Triice, explorateur du vendredi.

Je parle de tout et rien, mais surtout pour ne rien dire. Si je ne dis rien c'est que j'ai tout dit. Dites bienvenue au vagabond urbain. Là je ris. Inside. http://www.triice.fr

1 Commentaire

  1. Kaeso dit:

    Ce bar c'est une métaphore pour Paname.

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