Lettre à maman (Encore une idée qui me Chula Honte!!)

Un de mes meilleurs amis et moi avons décidé de développer chacun à notre façon un thème définie entre nous, vos propositions sont bien entendu bienvenues. On ne vous demande pas de reconnaître qui à écrit quoi, mais juste nous dire ce que vous préférez. À vos plumes!

Proposition 1

Lettre à maman.

Aujourd’hui je t’ai vu, comme au début, comme lorsque je suis né, comme un enfant, comme un adolescent innocent.
Je pourrais passer la journée, la nuit, la soirée à chercher quoi dire quoi trouver pour étayer ce thème de la taille d’un continent.
Mais finalement je ne sais que dire, j’ai beaucoup vécu pour les autres sauf toi, toi qui m’as apporté foi, éducation et punition.
C’est vrai je n’ai pas toujours été l’enfant que l’on attendait, sage, instruit, sociable ou intelligent, un modèle toutes options.

Tu m’as manqué…

Au lieu de ça je suis un grand calme, suralimenté, une âme complexe complexée et un caractère à tout épreuve.
J’ai passé déjà 3 décennies à a t’observer, te parler, t’écouter, te comprendre, te connaître, sans te confier mes pires secrets, mes pires épreuves.
Je ne t’ai beaucoup parlé, le contexte, l’atmosphère, l’entourage qui te ronge m’en n’ont toujours empêché.
Je propose donc ces rimes pauvres sans saveur, sans qualité, sans contenu, juste de la poussière sur des souvenirs égarés.

Tu m’as manqué…

J’aurais aimé dire, « je suis né, je t’ai aimé, tu m’as quitté », mais je t’ai laissé t’occuper des autres sans parler, faisant ma vie de mon côté.
Tu m’as souvent pris comme les autres, pour une personne sans ouïe, goût ni vue, mais mon odorat ne faisait que toucher cette hypocrisie familiale infondée.
J’avoue en avoir souffert, mon indifférence apparente était le reflet de mon malaise, ma lettre ouverte s’est refermée en 3 décennies.
De l’époque où je fais pipi, de celle où je regardes les filles à celle où je rentre à 5h du mat, à celle où je touche les ASSEDIC, démuni.

Tu m’as manqué…

Mais je t’aime maman, tu le sais comme tu m’aimes, je n’ai jamais fini au trou, fini avec une seringue dans le bras, ta présence n’y est pas pour rien.
J’ai toujours respecté les principes que tu m’as inculqué, j’ai fais la fête tout en restant honnête, j’ai fait le vaurien tout en restant humain.
Ton rire amusait tant les voisins, imagine à quel point il me fait toujours du bien, je pense même avoir réussi à te ressembler sur ce point.
Aujourd’hui je t’ai vu, comme au début, comme lorsque je suis né, comme un enfant, comme un adolescent innocent, un homme bien.

Un homme qui ne manque de rien.

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Proposition 2

Maman,

J'ai tant de choses à te dire, tellement que je ne sais par où commencer, comment commencer...
Quand je te regarde, et que je pense à toutes ces années que tu as perdu à cause de ce mal, je donnerai ma vie pour te l'enlever. J'ai dans un coin de ma tête tous les bons et les mauvais moments qu'on a passé ensemble, je les regrette énormément, ça me manque à un point... Ta joie de vivre, tes sourires ont disparus depuis ces quelques années.

Ô maman, tu me manques tellement, tu es là sans vraiment l'être, parfois tes souvenirs refont surface et te ramènent à moi...

Je sais bien que je n'y suis pour rien dans ce qui t'arrive, mais je me sens coupable. Coupable d'être sans armes pour te protéger. Tout l'amour que tu m'as donné, et que tu me donnes encore... Tu as tout fait pour que j'ai une belle enfance et pour que je sois quelqu'un de bien (... comme toi...).

Une mère on en a qu'une!! C'est bien vrai, et ça personne ne pourra le nier!! Surtout pas moi quand on voit notre ressemblance (grrrr!! hihihi).

Et maintenant ce mal nous a séparé, peut être parce que je le hais, que j'en ai peur, car je sais qu'il t'enlèvera à moi sans que je ne puisse faire quoi que ce soit...

Pardonne moi pour tout ce que j'ai pu te dire de blessant, je t'entends déjà me dire "mais c'est pas grave", pour mon impatience...

Parfois je suis dans mon lit et je me réveille en t'entendant rire, ça me fait un bien fou!! Maman je suis fière du combat que tu mène, même si c'est bien difficile de continuer quand on est diminué. Mais tu es la plus forte!!

Maman, bizarrement je n'arrive pas à te dire tout ce que j'aimerai te dire... Me voilà pudique maintenant!!

Maman je t'aime tant...

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